Les zones de conflits

17 05 2007

Il y a des régions que l’on connait très bien, et d’autres non. Ce n’est pas un manque de volonté de notre part, mais plutôt un choix médiatique.
Quand un désastre arrive, toutes les télés sont braquées sur l’événement. Mais si le drame se prolonge, on regarde de nouveau ailleurs et on laisse passer.

Des zones de conflits existent, mais on détourne notre regard. Certes, une élection présidentielle est importante (on y revient à chaque fois…) ; personne ne peut le nier… Mais on pouvait toujours nous parler de choses importantes au niveau international, non ?

Le sud-Soudan est une région de non-droit depuis des années où l’espoir n’est plus présent. Tout le monde s’accorde à dire que l’on a rien à y gagner dans ce pays ; est-ce là, la raison du désintérêt de l’état français (des grands états en général).
On peut toujours me rĂ©torquer que l’on a beaucoup d’autres problèmes chez nous. Argument incontestable. Cependant, nous pouvons dĂ©finir le “chez nous” de diffĂ©rentes manières : cantonale, dĂ©partementale, rĂ©gionale, nationale, internationale, “galaxiale”…

Le choix de ce que l’on nous montre dépend vraiment de ce que l’on veut ?
Dans la musique, un titre va-t-être passé en boucle sur les ondes, et deviendra un tube. Qui en décide ? un visionnaire qui sait ce que l’on aimera avant de le savoir nous même, ou un biznessman qui nous matraque ce qui lui permettra de devenir encore plus riche.
Argument négatif : l’échec de certaines chansons. On ne peut pas gagner à tous les coups… faut pas rêver.

Si on revient au Darfour, est-ce que c’est notre volonté d’ignorance, ou la volonté des médias de nous laisser dans l’ignorance ?

Ci-dessous une carte des principaux conflits du site monde diplomatique :
Les principales zones de conflits dans le monde

Principaux veut bien dire que ce ne sont pas les seuls, mais seulement les plus importants. Des régions sont soulignées et dont je ne connaissais que l’existence de plages paradisiaques pour vacanciers. La population se bat à côté. Tant que le bruit n’est pas trop fort, et que le soleil n’est pas caché, nous pouvons continuer notre vie tel un cheval avec des œillères.
Aider ne nous enlève pas forcément quelque chose, et je pense que la population est généreuse dans l’ensemble. Pour moi, le problème serait plus la routine, notre train-train quotidien. Nous nous enfermons dans une vie qui se passe en fin de compte ; elle passe vite… elle passe très vite.

Est-ce utopique d’espérer que l’on puisse aider des peuples dans le besoin (santé, famine, guerre…) sans voir le retour sur investissement ? La Chine est extrêmement convoitée. Pour un TVG, les droits de l’homme sont optionnels. Pourtant, on tourne en rond car si l’on prend des Yuans, on permet de faire vivre les ouvriers des TGV, mais on condamne les ouvriers du textile. Si l’on refuse la monnaie chinoise, c’est l’inverse.
Si le problème était simple, on aurait déjà appliqué la solution.
Cependant, j’aimerai que nous en parlions…